« 3ème pilier et héritage concubin » revient régulièrement dès qu'on gratte la surface du 3ème pilier. Nous l'abordons comme une question de compréhension : à quoi sert le dispositif, ce que la loi permet, ce qu'elle interdit, et qui contacter. Vous trouverez sur cette page les repères du thème « Bénéficiaires, décès et succession », volontairement sans chiffres — plafonds et barèmes évoluent et se lisent auprès des sources officielles.
Bénéficiaires : un ordre fixé par la loi
Le 3ème pilier échappe en partie à la liberté testamentaire : l'ordre des bénéficiaires est posé par le droit fédéral. Le conjoint survivant ou le partenaire enregistré vient en premier rang ; viennent ensuite, selon les catégories prévues par l'ordonnance, les descendants et certaines personnes que le titulaire soutenait de façon substantielle, puis les autres héritiers légaux.
La marge de manœuvre existe, mais elle est encadrée : on peut préciser les parts au sein d'un même rang, désigner certaines personnes dans les catégories suivantes, et surtout formaliser cette volonté par écrit auprès de l'établissement. Une clause bénéficiaire non communiquée, ou restée dans un tiroir, ne produit aucun effet.
Où lire l'information officielle
Ce site est un média d'information : il explique, il ne se substitue pas aux textes. Les valeurs chiffrées — plafonds de déduction, barèmes d'imposition du capital, seuils et délais — sont fixées par le droit fédéral et par les cantons. Nous ne les reproduisons pas, précisément parce qu'elles évoluent.
Pour les consulter, adressez-vous au portail des autorités fédérales (admin.ch), à l'Office fédéral des assurances sociales (bsv.admin.ch), au portail d'information ch.ch, et à l'administration fiscale de votre canton de domicile. Pour vérifier l'enregistrement d'un intermédiaire en assurance, le registre de la FINMA (finma.ch) est la référence.
Démarches et pièces : « 3ème pilier et héritage concubin » en pratique
Sur le plan pratique, une démarche de prévoyance individuelle suit presque toujours la même trame : identifier l'établissement concerné (fondation bancaire de prévoyance ou compagnie d'assurance), formuler la demande sur le formulaire prévu, joindre les justificatifs, puis conserver la confirmation écrite pour la déclaration d'impôt.
Les pièces réclamées varient selon le motif invoqué, mais reviennent souvent : pièce d'identité, justificatif de domicile, attestation de l'établissement, et le document propre au motif (acte de vente, décision de l'assurance-invalidité, attestation de départ de la commune, convention de divorce…).
- Vérifier auprès de l'établissement quelle version du formulaire est en vigueur.
- Demander par écrit la liste exhaustive des pièces avant d'envoyer le dossier.
- Conserver une copie complète : elle sert ensuite au dossier fiscal.
- Noter la date d'envoi : plusieurs délais courent depuis la réception de la demande.
Ce qui change selon la situation personnelle
Une même question de prévoyance n'a pas la même réponse selon que vous êtes salarié avec une caisse de pension, indépendant sans deuxième pilier, frontalier, en congé, ou proche de l'âge de référence. Les versements au pilier 3a supposent par exemple un revenu soumis à l'AVS : sans revenu de cette nature sur l'année, il n'y a pas de versement possible pour cette année-là.
Les situations transfrontalières ajoutent une couche : le départ définitif de Suisse ouvre un motif de retrait, mais la manière dont le versement est imposé dépend du canton de l'établissement et, le cas échéant, de la convention conclue avec l'État de résidence. C'est typiquement le genre de point qu'il faut faire confirmer par écrit avant d'agir.
Questions fréquentes
Qui reçoit le capital en cas de décès ?
L'ordre des bénéficiaires est fixé par le droit fédéral : le conjoint survivant ou le partenaire enregistré vient au premier rang, suivi des catégories prévues par l'ordonnance. Le titulaire peut préciser les parts et désigner certaines personnes, mais uniquement dans ce cadre, et à condition d'avoir transmis sa clause bénéficiaire par écrit à l'établissement.
« 3ème pilier et héritage concubin » : où trouver le montant exact qui s'applique ?
Nulle part sur ce site — c'est un choix éditorial. Les plafonds de déduction et les barèmes d'imposition du capital sont fixés par le droit fédéral et par les cantons, et ils changent. Nous vous renvoyons aux portails officiels (admin.ch, bsv.admin.ch, ch.ch) et à l'administration fiscale de votre canton de domicile, qui seules font foi.
Ce site est-il un courtier ou un comparateur ?
Ni l'un ni l'autre. 3eme-pilier-infos.ch est un média d'information sur la prévoyance individuelle suisse : nous expliquons le cadre et les démarches. Si vous souhaitez être rappelé, la demande est transmise à notre courtier partenaire FINMA, dont le nom et le numéro d'enregistrement sont indiqués sous chaque formulaire. Nous n'affichons aucun tarif, aucune note et aucun classement d'assureur — y compris sur les pages du thème « Bénéficiaires, décès et succession ».
Les règles changent-elles d'un canton à l'autre ?
Le cadre du 3ème pilier est fédéral, donc identique partout en Suisse. En revanche le volet fiscal — rubrique de déclaration, imposition du capital versé, interlocuteur — relève du canton de domicile. C'est pourquoi la même question peut recevoir des réponses pratiques différentes selon le canton.
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Le volet fiscal du 3ème pilier dépend du canton de domicile : la même fiche existe repérée sur votre localité et son NPA.
Fiche d'information générée à partir du cadre légal fédéral — aucun montant, aucun taux. Sources officielles : admin.ch, bsv.admin.ch, ch.ch, administration fiscale cantonale.